12.12.12

Manger ses émotions

La noirceur des nuits de l’hémisphère nord se presse contre mes fenêtres dès 15h30. J’allume toutes les lampes de la maison pour la remplir de lumière. J’ai des lampes argentées dans lesquelles je visse des ampoules de 200 watt, des lanternes en papier en forme d’étoile et des miroirs pour réfléchir la lumière. Je fais des feux de foyer. Je n’aime pas la noirceur précoce des hivers. Ils m’angoissent. Ils me portent à manger mes émotions. C’est-ce que j’ai fait samedi dernier avec mes frères. Tout a commencé avec un brunch au bazar de noël de l’Église Sign of the Theotokos sur Saint-Joseph. Assis à la même table qu’un homme de 80 ans nous mangions des crêpes à la confiture d’abricot avec du café qui goûte la cenne noire quand un d’eux soulève que « c’est bien mieux manger ici qu’avec tous les hipsters sur Saint-Laurent.» J’acquiesce. Les dames grecques vendaient des contenants de caviar du pauvre (genre de salsa grecque), toutes sortes de babkas, et des feuilletés aux épinards. On a même trouvé une première édition du mythique livre de recettes de Margot Olivier pour 1$.
Le soleil commençait déjà à obliquer dans le ciel et on n’a pas pu résister à une collation à la binerie Mont-Royal juste avant la fermeture. Le club sandwich déjeuner le « chummy » vient avec des bines qui nagent dans le gras. Il est possible de demander une pointe de tourtière en extra avec tous les déjeuners. L’assiette de noël est un revenez-y. Nous étions vierges, c’était la première fois qu’on visitait l’endroit mythique. 
Après une longue marche et une visite à la SAQ nous avons soupé chez Amelios dans le ghetto de McGill. Un restaurant « apportez votre vin » où les étudiants amènent leurs parents en visite de diverses villes ontariennes. La pizza Rubens (viande fumée, cornichons) est à se damner. On a également partagé un sous-marin aux aubergines du pain à l’ail et une soupe à l’oignon. Un souper pour trois pour 39.95$  

La suite met en scène un bar de la rue Sainte-Catherine où se tiennent des Inuits mais je vous évite les détails. Soudainement nous étions au Casse Croute du Coin (Moe’s) à manger des Big Ed burgers et il était 4h du matin. Moe’s est un bouiboui excellent dans un sous-sol sur de Maisonneuve Ouest. Vers trois heures l’endroit s’est rempli de jeunes en tuxedos qui semblaient sortir d’une soirée bénéfice dans les hauteurs de Westmount qui est adjacent. J’ai longé de Maisonneuve pour rentrer chez moi dans le noir.

Amelios
201 rue Milton

Montréal, QC

514-845-8396


Moe’s Casse croute du Coin

2224 de Maisonneuve Ouest

Montréal, QC


Binerie Mont-Royal

367 Mont-Royal Est

Montréal, Qc


3.12.12

Tarte à la ferlouche, Screaming Eagle et Saint-James the Apostle


J’ai toujours voulu visiter l’Église Saint-James the Apostle sur la rue Sainte-Catherine Ouest mais j’hésitais toujours entre une réunion des AA ou un rendez-vous des Toastmasters. Samedi enfin j’ai fait le pas car il y avait un bazar dans le presbytère. C’est une église anglicane donc la révérende était attablée avec ses paroissiens. Dès l’arrivée on nous a servi des petits verres de sherry 2 pour 5$. En échange de deux coupons à bingo moi et mon « husband » avons mangé de la purée de carottes et patates servie en boule avec une cuillère à crème glacée, des scaloppini de poulet avec une sauce style hollandaise et des légumes congelés.

C’était parfait en préparation pour noël cette cuisine de style « grand-mère » avec une tarte à la ferlouche en dessert. Le sherry, je ne suis pas super habituée et il commençait à me monter à la tête donc nous sommes allés faire notre magasinage de noël au surplus d’armée sur Saint-Laurent. C’est Inès de la Fressange qui m’a donné l’idée. Elle écrit dans son livre La Parisienne qu’il est de bon ton de porter tout ce que l’on vend dans les surplus d’armée avec un collier de perle.
 

Ça m’a interpellé j’ai acheté une chemise camouflage XS pour 6$ et j’essaye depuis de la porter avec un collier. Marc je voulais t’acheter des jumelles de vision nocturne pour ton Death Race l’an prochain à Pitsfield Vermont mais y’en avait pas.
 

Après nous avons fait un tour un peu plus bas à la SAT pour le souk annuel et franchement il y avait trop de monde donc on est allé chez Screaming Eagle. Est-ce que les pantalons en cuir reviennent à la mode bientôt Inès?

7.11.12

Première neige

Il y avait une tempête de neige isolée sur le mont Sutton dimanche et vue de loin à partir d’Abercorn où il n’y avait pas un grain de neige la montagne semblait être prise d’assaut par une tourmente alors que les champs en bas étaient jaunes, ocre, roux.

Les voitures qui descendaient de la montagne avaient un manteau de neige sur le capot. Mon été et mon automne ont été très occupés et le week-end dernier enfin pour la première fois j’ai eu l’impression de respirer. Peut-être parce que nous avions une heure de plus pour vivre. La fable de la cigale et la fourmi me tourmente depuis ma naissance en me poussant à travailler et oublier le reste. J’ai osé dire à G que je travaillerais bien sur une ferme cet été pour me changer les idées, rencontrer des travailleurs mexicains, dormir dans une roulotte.  Ça l’a fait rire.

À Saint-Armand les chasseurs portaient leurs fusils en bandoulière, l’écorce des cerisiers qui bordaient les sentiers longeant pike river était bleue électrique à cause du froid qui l’embuait. Des voisins se réunissaient pour embarquer un cochon dans la boîte d’un pick-up. J’ai pris en route le dernier gros chou-fleur mauve de la ferme Reid à Sabrevois, du pain de viande fermier coupé en tranches fines pour les sandwichs à la charcuterie Le Saucisson Vaudois de Sainte-Brigide-d’Iberville et des tartes à l’argousier et au sureau à la fraisière Rougi et fils de Sainte-Sabine qui valent à elles-mêmes le détour.

Ça ne faisait pas une heure que j’avais exprimé mon désir de vivre de l’agriculture que G a demandé à la fermière chez Rougi si elle avait des postes à combler car il connaissait quelqu’un. J’ai souri en choisissant ma tresse d’ail pour l’hiver. On verra bien.
368, rue Principale
Sainte-Brigide, Québec

Fraisière Rougi 
1525 route 235
Sainte-Sabine, Québec

17.10.12

Maison Boulud sur un coup de tête

En sortant d’une soirée bénéfice au Musée des beaux-arts mon frère avait envie de prendre l’apéro à la Maison Boulud. Le restaurant du Ritz. Disons que c’est pas comme quand il avait envie de Ringolos et qu’on allait s’en chercher trois paquets dépanneur National.
Molly et moi étions également coupables de vouloir essayer la Maison Boulud donc nous avons fait le grand saut et nous étions étonnamment confortables assis au bar près du foyer. Nous avons bu du Petit Chaperon rose du vignoble du loup blanc, obligatoirement le dernier rosé de la saison.
Les artichauts frits avec aïoli étaient doux accompagnés de citrons noircis à la flamme. Les dix mini arancinis étaient parfaitement croustillants et remplis de fromage coulant. Le jambon de parme était servi avec des figues fraiches légèrement sucrées.
L’atmosphère était étrangement feutrée et nous avons passé un bon moment. J'oserais même dire que c'était décontracté. Dehors il faisait certainement zéro degré et j'ai marché jusqu’à la maison. Une chance que j’avais mes souliers plats dans mon sac à main.

11.10.12

Popsicle au melon

 Je reviens de 24h à Ottawa. J’y suis allée pour le travail. J’avais un rendez-vous très tôt mardi matin et j’ai été obligée d’y dormir lundi soir de l’Action-de-Grâce. J’ai pris le bus dans la lumière oblique d’octobre et j’ai marché de la gare à mon hôtel.
 Et dans la lumière orange de la fin de l’automne en tirant ma valise à roulettes sur la rue Lyon j’ai vu Ottawa d’un autre œil. Ses petites maisons victoriennes en briques, les automobilistes polis et soudainement j’ai été attirée par ce que je n’avais jamais vu auparavant. Le quartier chinois d’Ottawa.

J’adore découvrir un nouveau quartier chinois et c’est comme si dans chaque ville ma boussole interne m’y ammène naturellement et là il n’y avait vraiment rien d’autre d’ouvert pour Thanksgiving que le Kowloon Supermarket.
J’ai donc mangé des popsicle au melon miel pour souper avec du jus de goyave. J’avais pas trop faim pour un canard laqué.

27.9.12

Capsicum chinense ou piment lanterne jaune

Chaque année au moment des récoltes je développe une nouvelle obsession. Cette année ce sont les piments habaneros du Québec. J’ai eu la chance de me procurer un gros panier pour 5$ au marché Jean-Talon la semaine dernière and I went wild. Attention le habanero est un piment de niveau « expert ». J’ai déjà essayé de mettre un verre de contact le soir après avoir coupé des habaneros et j’ai failli perdre un œil. Donc mon rêve était de faire ma propre sauce piquante car je suis vraiment S&M à ce niveau-là je mange même mon pop corn avec du Sriracha.
Dieu merci j'ai découvert Caribbean pot le site d'un cuisinier de Trinidad et Tobago vivant à Toronto en cherchant des recettes de sauce piquante pour mes habaneros. J'ai eu un coup de coeur foudroyant pour ses recettes et je me suis attelée à faire du  kuchela. Une marinade à l'huile faite avec des mangues vertes. Délirant. Piquant. Nouveau. Dangereux. Sa recette est ici.

Sinon j’ai improvisé une recette de sauce piquante cambodgienne vue chez ma belle-sœur : 15 habaneros, 4 gousses d’ail, le jus de trois limes, une carotte en dés et un oignon en rondelles sautés quelques instants. Whizzzz dans le robot culinaire et vous avez une sauce si redoutable qu’elle est phosphorescente.




 .  

4.9.12

La petite boulangerie d'Elgin

J’espère croire que tout le monde veut une vie différente. Unique. Non standardisée. J’admire ceux qui osent s’aventurer au-delà des pistes de la vie ordinaire. À Elgin une dame a ouvert une petite boulangerie dans sa maison de ferme au bout d’un bras de terre sur le chemin de la 3e concession qui longe la frontière. Sa boulangerie est totalement hors circuit mais elle y cuisine des tartes, des scones, de carrés aux dattes et des pizzas à s’en crever les yeux. Le tout dans un décor de porcelaine anglaise clouée au mur, de porche entouré de moustiquaire et d’oies qui piaillent dans le jardin de légumes. J’admire cette dame. J’aime particulièrement la sérénité qui exulte de sa maison, les petites tables de marbre napées de dentelle et le silence qui lui permettent de faire le pain. On dit que le pain est une vocation et non un métier. Cette dame est un exemple admirable de vie axée sur le bonheur (malgré ses hauts et ses bas) que procure la boulange. Elle est ouverte que le vendredi et le samedi. Elle fait un carré aux dattes qui malheureusement ferait pâlir tous les artisans du Plateau et le jour où je suis passé une tarte aux pêches en saison qui pourrait facilement tuer votre mère.

Pour le reste j’ai reçu un très beau paquet d’Elam Books des relieurs parisiens qui font qu’à leur tête en confectionnant des cahiers en papier japonais avec reliure en peau d’anguille dans le 14e arrondissement. La rentabilité n’est peut-être pas la première chose qui leur vient en tête mais ce sont des gens foncièrement heureux de faire ce qu’ils font. C’est la première chose qui transparait de leurs cahiers hors-normes et cela fait maintenant partie d’une nouvelle économie planétaire qui fait en sorte que de petits artisans ingénieux vivent bien de leur labeur quotidien.
Ces belles leurs bleues dont j’ignore le nom sont cueillies par un homme qui offre des dahlias, des lilas, des roses sauvages coupées dans un pot Mason pour quelques dollars seulement au rez-de-chaussée du Marché Atwater. Il y a peut-être rien de plus romantique que cela comme métier. Marchand de fleurs sauvages.

La petite boulangerie d'Elgin
1160 3rd Concession,
Elgin, Quebec J0S2E0

Elam
5 rue Cels
Paris, France




27.7.12

Franconia Notch

Une amie m’avait parlé de Franconia Notch il y a un bout de temps et j’ai finalement eu la chance de visiter ce parc national dans les montagnes blanches du New Hampshire cette semaine. Dans le village de Franconia les pins embaument l’air de leur odeur de résine et c’est comme un traitement d’aromathérapie intégré à l’air des montagnes.

La peau devient plus douce et les tempéraments plus cléments. Il faut dire que les américains sont doués pour le bonheur. En plus au Gale River Motel les barres tendres et le trail mix sont gratuits. Et la mode chez les montagnards du Vermont et du New Hampshire est la barbe longue avec une tresse dedans. Live free of die.
Mourir c’est bien ce que j’ai failli faire lors de mon ascension du mont Lafayette (1 660 m donc 330 m de moins que le mont Washington). C’est le genre de montée pour laquelle les gens se « préparent » mais avec G nous visitions les formations rocheuses (comme le bassin décrit par Henry David Thoreau comme étant la curiosité naturelle la plus fascinante de la Nouvelle-Angleterre) et là on se regarde et on se dit : « On fait le mont Lafayette? »

Le old bridle path porte aussi le surnom du «sentier des trois agonies» à cause de ses coulées de roches à franchir où les pieds mais aussi les mains sont sollicités.
Heureusement nous avions trois bouteilles d'eau et une canette de root beer (aussi gratuite au motel) dans mon sac. Six heures plus tard on était complètement morts. On a pu visiter le Green Leaft hut sur l'épaule de la montagne où le Appalachian Mountain Club offre de la soupe à la citrouille et des carrés chocolat-coconut pour 2$.
Les jeunes qui travaillent tout l’été au cœur de la végétation alpine sont triés sur le volet pour leur endurance car ils descendent la montagne deux fois par semaine en courant avec les ordures sur le dos dans un vieux harnais en bois et remontent avec les courses. Nous les avons vus toute la journée dans la montée et la descente. C’est hallucinant.

24.7.12

Les victuailles de Saint-Léonard

Berchicci en gros est un grossiste caché sur la rue Couture, un genre de Costco italien avec de la burrata. À l’origine les lambeaux de mozzarella étaient récupérés et farcis de crème pour faire ce fromage au cœur tendre complètement maniaque qu’il faut absolument essayer. Il y a une foule de fromages italiens chez Berchicci, des pains en forme de couronne, une station pour embouteiller sa propre huile d’olive, des pâtes de toutes sortes, des charcuteries, des produits ménager italiens comme une jolie moulinette à légumes pour 12$. C’est comme un Milano sur les stéroïdes avec des prix plus doux.
La boucherie Aga sur la rue Jarry dans Saint-Léonard offre des charcuteries artisanales originales comme le lombatico un genre de petit prosciutto brossé au piment et romarin conservé dans un estomac de porcelet ainsi qu’un petit soppressata aux pistaches. Parfait pour mettre dans son sac et partir en randonnée pour un week-end non pas dans le piedmont mais au Parc des 7 Chutes entre Saint-Émilie-de-L’Énergie et Saint-Zénon. Un endroit à découvrir avec sa chute qui porte le très joli non de Voile de la mariée et ses nombreux points de vue sur la région.

Berchicci en gros
6205 Couture
Saint-Léonard,Québec
Aga
4927 Jarry Est
Saint-Léonard, Québec

10.7.12

Cleveland, PQ

J’ai passé la semaine caniculaire dans une maison centenaire du Canton de Cleveland (Centre-du-Québec). La maison était magnifique avec ses détails architecturaux d’époque comme la sonnette sur la porte d’entrée, l’échelle étroite qui mène au grenier, son armoire de cuisine encastrée avec porte en verre soufflé texturé et son aiguisoir derrière la porte qui mène à la cave.
Un charme. En plus la maison était au bout d’un chemin de terre au centre d’un champ de maïs avec le premier voisin à 1km. Chaque soir au moins 3-4 chevreuils venaient gruger les quelques épis secs laissés dans le champ l’an dernier, ils étaient parfois accompagnés d’une famille de six dindes sauvages et une musaraigne (photo).
Il y avait aussi des chauves-souris. Un matin je me réveille et une chauve-souris dormait la tête vers le bas accrochée par ses ailes au magnifique rideau de dentelle blanc au-dessus du lit.
Je ne suis pas habituée à la présence d’autant de faune dans ma vie! Ça été une semaine mouvementée.
J’ai pu visiter le marché locavore de Racine où on trouve des fraises, du pain, du fromage et des kohlrabi pourpres.

J’ai fait des tartines avec le pain aux fruits secs et une tarte rustique aux fraises et à la rhubarbe piquée de pistaches vertes. Il y a aussi de belles randonnées à faire le long des sentiers de l'estrie. Nous avons longé la rivière Saint-François et la rivière au Saumon. Mais aussi visité les montagnes de Stoke dont le mont Chapman où le sentier est très sauvage.

9.6.12

Directement du producteur


Je crois que mon road trip gourmand préféré au Québec enfile à partir de Montréal les routes 25, ensuite 158 et 131. Le premier arrêt est la fromagerie Suisse Normande à Saint-Roch-de-l’Achigan lors de ma dernière visite le sabot de blanchette un chèvre pyramidal en croute naturelle dite « crapaudée » était particulièrement tendre. Il y a les Cochons cent façons à Saint-Jacques où j’ai trouvé une belle andouillette l’an dernier. Ensuite à Saint-Esprit l’incontournable c’est les Volailles d’Angèle où j’achète des œufs frais, du poulet et des plats cuisinés santé vraiment bons. La dernière fois il y avait même une plume dans ma douzaine d’œufs aux coquilles de différentes teintes et formes (voir photo). Des fois j’ai l’impression que faire ce petit parcours rapide une fois de temps à autre le vendredi soir aide beaucoup plus à décompresser que de faire ses courses au supermarché.


Il y a aussi la ferme Régis au 4 rang de la 2e Chaloupe à Notre-Dame-de-Lourdes qui est un de mes endroits préférés de la province. Quand c’est le temps des récoltes ils vendent des sacs de 5 livres de betteraves ou carottes nantaises pour 2.50$ et sur le sac il y a une recette de pastel de bettabel un gâteau aux betteraves mexicain. Au printemps j’y trouve mon herbier qui cette année est agrémenté de sauge ananas une nouveauté.

Ma cousine habite Notre-Dame-de-Lourdes et je déménagerais volontiers chez elle tout l’été si je pouvais me le permettre car il y a aussi la belle fromagerie du Champ à la meule sur la rue principale donc c’est un éden absolu. Ils fabriquent le célébré Victor et Berthold mais je préfère le Laracam moins connu.

En montant vers Saint-Félix-de-Valois on découvre toujours avec joie le marché aux puces Le Toit Bleu où la beignerie fabrique de petits beignes chauds saupoudrés de sucre à glacer servis dans un sac en papier brun. Un incontournable. C’est comme du crack. Sinon dans les rangs les cultivateurs placardent leurs affiches « Asperges faîches » partout.C'est plus santé que les beignes.