23.9.11

Bouillon Bilk

Ce n’est pas moi qui le dit mais bel et bien Arcade Fire hier qui donnait un spectacle gratuit : « Montréal est la ville la plus cool au monde. » J’adore leur chauvinisme. C’est vrai que les derniers jours de l’été sont toujours remplis d’une fébrilité et une ferveur qui nous fait vivre le présent plus vivement. Chaque soir on se dit que c’est le dernier soir qu’on pourra passer dehors. Chaque midi il faut sortir. C’est la folie des derniers moments avant de se quitter. Mercredi j’ai fait le trek pour rejoindre une amie jusqu’au nouveau restaurant niché dans le no man’s land de la rue Saint-Laurent entre de Maisonneuve et Ontario. À un coin de rue de la friperie préférée des ados en révolte Eva B, entre les excellent dépanneurs srilankais où on peut trouver des du partymix au curry et les grossistes chinois qui vendent des souliers avec des lumières clignotantes il y a Bouillon Bilk.


Ne cherchez pas ce que cela veut dire : les proprios aimaient la sonorité des deux mots rapprochés. J’ai adoré Bouillon Bilk car on y propose des éléments différents de ce que l’on voit partout sur le menu et l’atmosphère est décontractée. La serveuse semblait heureuse de son sort, il y avait du bonheur dans l’air. En entrée donc j’ai choisi le céleri rémoulade et hareng fumé. C’était parfait. Le hareng était soyeux et boisé contre les lamelles de céleri onctueuses. Il y avait même de fines tranchettes de pickles marinés maison. Une entrée spectaculaire. Si ce n’était de moi j’exposerais ce plat au musée d’art contemporain en véritable œuvre d’art. En plat j’ai pris les cavatellis au canard confit.

Les pâtes étaient soyeuses et les morceaux de canard généreux. C’était très nourrissant et je n’ai pas pu finir mon plat. Mon acolyte a choisi une salade décomposée succulente et un tartare de saumon à la crème fraiche relevé de jalapeno. Avec chaque plat il y a sur le menu ne suggestion de verre au vin. J’adore quand les restaurants proposent un accord. Le midi donc le choix est plus limité mais le soir cette semaine ils y servaient un demi-homard avec un ris de veau en guise de surf and turf. J’ai déjà hâte de retourner chez Bouillon Bilk.



Bouillon Bilk
1595 boul. Saint-Laurent
Montréal, Québec



9.9.11

Plage, buvette, hammam

I love Geneva. Aux bains des Pâquis avec une belle amie que j'adore j'ai mangé du fera sauce framboise avec de la purée de pommes de terre au safran les pieds dans le lac Léman. Un plat sans prétention pour 12 Francs c’est presque donné pour la Suisse où tout est super cher. Les bains des Pâquis est une jetée en face du fameux hôtel Kempinski à Genève. Un lieu de détente cool où les gens vont boire un peu de vin blanc après le travail sur la plage, se détendent au hammam et mangent l’unique plat du jour de la buvette dans des cabarets de plastique le long des quais. C’est décontracté, les gens sont super gentils, il y a une convivialité splendide. C’est maintenant un de mes endroits favoris au monde. Les gens s’y baignent même l’hiver. On devrait nettoyer notre bout de Saint-Laurent et faire une jetée pareille à Montréal. Le rêve.

Pour le reste mon deuxième appartement genevois était splendide. Loué à un parfumeur de chez Clarins qui habite le quartier Eaux-Vives nous avons pu marcher partout dans la vieille ville.


Il y avait un puits de lumière au dessus de mon lit et la nuit je voyais les étoiles. J’ai pu goûter à des filets de rouget et de l’émincé de veau à la zurichoise de la fameuse boucherie Molard. D’une finesse indescriptible.

J'ai donc quitté la Suisse sans manger de fondue au fromage. Il faisait si chaud ce n'était pas prescrit. Ce sera pour la prochaine fois. J'ai quitté Genève à regrets pour revenir.