15.6.09

Nonya


En Indonésie, sur une île reconnue pour ses plages de sable volcanique j’ai rencontré un sculpteur qui m’a fait écouter du Gun’s and Roses dans sa hutte, c’était la saison des pluies et les gens du village utilisaient des feuilles de bananier comme parapluie, fumaient des cigarettes au clou de girofle et cultivaient des rizières vert fluo. Je me souviens que les chambres que l’on louait ma copine et moi coutaient parfois 5$ la nuit parfois moins et cela incluait le petit-déjeuner composé de confiture d’ananas et de crêpes fines au sucre de canne et à la noix de coco. C’était il y a 15 ans déjà.
Nonya est le seul restaurant indonésien de Montréal et c’est un endroit spectaculaire car il ouvre une page aromatique peu connue de nos papilles nord américaines : tamarin, feuille de padan, citronnelle. Il ne faut pas passer à côté de son Rijstaffel, un menu dégustation à 40$ coloré. Les propriétaires sont de l’île de java, ils sont jeunes et dynamiques.
Litchi martini, breuvage traditionnel au corossol, soupe aromatique à la courge avec crevette et un petit œuf de caille, riz servi dans une feuille de bananier, sate à l’agneau, bœuf rendang étonnant, crème brûlée à la feuille de padan qui lui donne une teinte verte et reposante. Le miracle de cette cuisine est l’attention portée aux sauces qui sont pilées dans des mortiers avec amour et procurent les bouquets de saveur inattendues.
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