17.2.09

Mangez de la nourriture. Pas trop. Surtout des plantes.

La cuisine moléculaire n’existe pas vraiment à Montréal. Nous n’avons pas de restaurant qui offre de cette cuisine spectacle comme le El Bulli de Ferran Adria en Espagne, le Fat Duck en Angleterre ou Alinea à Chicago. Je suis un peu suspicieuse de la cuisine moléculaire Micheal Pollan tente de nous apprendre à manger plus sainement depuis quelques années en nous disant de manger de « vrais aliments », mais pour faire de la cuisine moléculaire nous devons utiliser de la lécithine de soya ou du ultra-tex3 ou encore du methocel F50.C’est comme si nous injections notre nourriture de ces ingrédients peu souhaitables que l’on retrouve dans les aliments pré-emballés. Mis à part cela, j’ai passé le week-end dernier à lire le livre Alinea du chef Grant Achatz du restaurant éponyme à Chicago. Il y a peut-être deux recettes que je tenterais chez moi (entre autres le cuir de fruit de la passion), le reste semble difficile sans des instruments de laboratoire et des ingrédients chimiques. Le bacon sur la berceuse métalique est de lui. Tout de même certaines recettes sont décrites avec les termes suivants « comme se faire injecter du persil dans le cortex cérébral » Mium.

Pour le reste, tout mangeur qui se respecte devrait lire les livres de Micheal Pollan. Ce qu’il raconte dans In defense of food est tellement simple et vrai qu’on l’oublie et on doit le lire et le relire sans arrêt. J’ai donc mangé de la vraie nourriture ce week-end : une courge au four avec de la canelle vietnamienne et des graines de corriandre.

Du couscous israélien trouvé au Marché des douceurs à Atwater (les grains sont légèrement surdimentionnés et font une salade parfaite).
Et le pain aux abricots noirs du Cartet sur McGill. Wait a minute, aucuns de ces éléments sauf la courge sont des plantes. Soupir. Je dois retourner lire Micheal Pollan. J'aimerais être Micheal Pollan, lui et ses amis de Berkeley doivent vraiment avoir du fun avec le French Laundry comme mangeoire du dimanche et le vent du Pacifique qui sale l'air qu'ils respirent. Y peuvent bien écrire des bons livres.
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