15.9.08

Le rouge et le noir

J’ai enfin marché le sentier des crêtes du Parc du Mont-Orford samedi. J’ai mal aux jambes. C’était un des buts que j’avais fixé pour l’été 2008. Une chose dont je suis certaine c’est que je ne suis pas du tout à la mode dans l’univers des randonneurs. L’idée de mettre des bas de laine avec des bottillons, m’horripile et les shorts c’est hors de question tout court. Je sentais des regards désapprobateurs vers mes Puma adorés que j’ai souillé complètement et mon pantalon de yoga trop long plein de boue. La vue était verte et ourlée. J'ai mangé un sandwich aux tomates rouge sur du pain noir. C’était magnifique.

Dans la voiture au retour nous avons écouté le week-end Neil Young à CHOM à plein régime pour ne pas s’endormir et j’ai dressé une liste des cinq trucs qui m’ont le plus marqué cet été :

1. Faire le tour du lac supérieur à Tremblant en joggant
2. Marcher sous la pluie battante à la Baie-des-Rochers. La vue sur la cabane de Félix Antoine-Savard, les cascades et la petite plage de sable blanc déserte au bout du sentier.
3. La vue époustouflante du sommet de l’Acropole des draveurs au Parc national des Hautes-Gorges et sa végétation arctique-alpine.
4. Le Marché champêtre de Melbourne et un petit marché derrière l’hôtel de ville où les fruits et légumes sont cueillis le jour même et proviennent de la petite agriculture et non pas les cultures très industrielles qui fournissent la plupart de nos marchés montréalais aujourd’hui.
5. Un midi chaud et ensoleillé de juillet, manger au Café du Nouveau-Monde dans le port de Québec avec vue sur le fleuve et ses grands minéraliers.

Dimanche le marathon passait au coin de ma rue avec tous ces beaux Kenyans aux mollets de gazelle. Le gagnant Lamech Mokono retournera dans son village pour une grande fête au pain de maïs que l’on appelle ugali et au poulet à l’arachide, il versera 20% de sa bourse à la communauté. Il a bien hâte de retourner parmi les siens, il n’aime pas notre nourriture, déteste la pizza et les hamburgers. Cela me rappelle un ami écrivain béninois rencontré dans le sud de la France en plein cœur du pays du foi gras, des vins jaunes et de l’Armagnac qui avait été malade pendant tout le séjour car il digérait mal la cuisine française trop grasse pour lui.

Aucun commentaire: