31.8.08

Ian Perreault

J’ai fait mon jogging une demi-heure plus tôt vendredi matin et j’ai vu bien des choses que je ne vois pas habituellement. Un gros raton laveur titubait dans Griffintown et de petits poissons argentés qui dansaient sur l’eau du canal par centaines devant l’ancienne sucrerie Redpath.


Malheureusement, mon horoscope dans le ICI disait de boire plus de vin cette semaine. L’horoscope citait « Enivrez-vous » de Baudelaire. J’ai donc acheté du champagne rose Lanson. Aussi G a fait un détour chez Ian Perreault prêts à manger pour des plats à emporter. C’était renversant. Lait de champignons doux et beurré adoucit d'un fouetté d'huile de truffes blanches, rillettes de canard et sauce à la mangue, parmentier d’agneau sur une polenta crémeuse à couper le souffle. Je ne suis jamais arrivée à faire une telle polenta car je suis incapable d’y verser les quantités de beurre et de crème requises pour que ça devienne si velouté. Une chance que les portions chez Ian Perreault favorisent une saine alimentation.
Ian Perreault Prêts-à-manger
1248, rue Bernard O.
Outremont
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27.8.08

Club chasse et pêche al fresco

Mon frère retourne au pôle nord demain et c’est sa fête, ses noces de champagne et son année chanceuse. Je l’ai amené manger au Club Chasse et pêche qui opère sur la terrasse du château Ramsay tous les midis en semaine jusqu’à la fin de l’été. Dans la ruelle adjacente un mec vend son Airstream 1986 pour la modique somme de 48 000$, si les cantines itinérantes étaient légales au Québec, on aurait pu le transformer en restaurant ambulant. Mais bon, 48 000$ pour un 1986 ?
Au Club Chasse et pêche, le menu était le miroir d’un été réussit. Tout y est si léger et débordant de joie qu’on oublie les remords habituellement reliés aux excès de table. Leur tranchette de foi gras de canard délicatement rehaussée de fleur de sel et servie avec du pain aux noix grillé et une douce compote de fruits secs était si bon que je ne pouvais presque plus tenir le fil de la conversation. Le ceviche de pétoncles coiffé de pollen de fenouil était blanc, translucide et fin. En entrée, il y avait également un tartare de bœuf avec de fines pailles de pommes de terre qui donnaient le vertige. Cette entrée ferait presque office d’un plat.


Le soleil étincelait sur la terasse surplombant le potager historique où pousse de la rhubarbe, des betteraves et des roses grimpantes quand nous avons entamé nos plats. J’avais choisi la salade de crabe montée de micro-pousses fines d’un vert tendre. Mon frère avait arrêté son choix sur le filet de bœuf et ses légumes racine dont des morceaux de panais caramélisés magnifiques. Le filet était le seul repas chaud du menu. Nous avons également choisi un petit morceau de fromage du Saguenay, le Fjor un fromage à pâte ferme aux arômes de poire. En sortant de table on avait l’impression d’être revigoré par toutes ces bonnes choses et j’en remercie le Club chasse et pêche où il est possible de manger merveilleusement le midi et de travailler par la suite sans s’endormir sur son clavier. Mais je dois dire que la facture reste très salée, c’est un lieu à fréquenter pour une occasion spéciale.
CLUB CHASSE ET PÊCHE
423, rue St-Claude
Montreal, Qc
+1 (514) 861-1112

24.8.08

Faire son marché comme en 1700


C’était le Marché public de la Pointe à Caillère « ambiance 18e siècle » dans ma rue ce week-end. Un évènement fait sur mesure pour les touristes. Amérindiens en cage, costumes d’époque, tirs de canons, foin dans la rue, mendiants jonglant avec des épis de maïs. Le folklore à son maximum.


Le musée y recrée le premier marché de Montréal tel qu’il était sur la place Royale. J’en ai quand même profité pour me procurer quelques denrées dites d’époque car c’est si rare que des aliments frais sont vendus dans mon quartier!

Des chanterelles pleines de terre de la mycoboutique, une magnifique tresse d’ail bio et un melon charentais de la ferme Bionicale de Saint-Alexis, des petits fruits de la Bleuetière Point du jour de Lavaltrie et de la confiture de cerises de terre. On nous assure que les produits ont fait l’objet de recherches sérieuses pour s’assurer qu’ils ne sont pas des anachronismes mais bel et bien disponibles en Nouvelle-France au 18e siècle. Une centaine de personnages d’époque, une famille algonquienne et deux régiments militaires se mélangeaient à la foule. J'ai mis d'autres photos ici.
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20.8.08

Le maïs


La courte saison du blé d’inde est enfin arrivée! Les iroquois fumaient les soies qui sortaient des épis, bourraient les matelas et les poupées avec les feuilles et utilisaient les grains comme monnaie d’échange. Celui que j’ai acheté dimanche au Maxi de Boucherville était pas mal sucré, j’en ai même mangé quelques grains crus. Ensuite j’ai fait une soupe inspirée du très bon livre végétarien du Culinary Institute of America. La texture de cette soupe ressemble à celle des fameuses chaudrées de palourdes de la côte Est.

Chaudrée de maïs sucré

1 tasse d’oignons émincés
½ tasse de céleri émincé
1 tasse de pommes de terres coupées en mini cubes
½ tasse de poivron rouge coupé en mini cubes
4 tasses de bouillon de légumes
2 tasses de grains de maïs
2 feuilles de laurier
1 tasse de crème
Huile d’olive
Thym haché

Faire revenir l’oignon, le céleri et le poivron rouge dans un peu d’huile d’olive environ 7 minutes dans une casserole. Entre temps, au mélangeur, mixer ¾ de tasse de grains de maïs avec la crème et réserver. Ajouter le reste du maïs, les feuilles de laurier, le thym et le bouillon dans la casserole et mijoter 20 minutes. Enrichir la soupe du mélange de maïs crémé et servir.

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18.8.08

marinades

Mon frère est de retour du pôle nord pour ses deux semaines de vacances, il a perdu 10 livres en un mois. Marc était à Windsor avec les Cougars (CJFL) pour affronter les Fratmen ce week-end.

Nous avons donc erré un peu samedi matin, en remontant Saint-Laurent pour visiter une épicerie indienne sur Ontario ( New Madina, 10 rue Ontario Est). Un endroit obscur rempli de découvertes où j’ai acheté des desserts à la patate sucrée et aux pistaches, des limes poilues, du dentifrice indien 100% végétarien à l’extrait de bois de réglisse et une concoction odorante dont je ne connais pas l’utilisation: c’est peut être du henné, sinon c’est de l’encens. Le caissier nous a mis en garde deux fois contre le petit pot de sauce piquante “very fragrant, very hot”. Il semblait inquiet de vendre cette sauce à des non-initiés comme nous.
Ensuite, nous avons fait des marinades avec ma mère qui m’a convaincu qu’au niveau superstition ne pas avoir de sel dans une maison met en péril la situation financière. Elle m’a donc donné un peu de sel Sifto dans un ziplok. Chez elle il y a même du sel noir d’Hawaï.
Dimanche j’ai fait le tour de l’île aux Raisins à Boucherville. Je crois que je n’ai pas encore assez pique-niqué cet été, mon quota n’est pas encore rempli. Le sentier couvert de vignes sauvages qui porteront des fruits à l’automne est seulement 3.5 km et on y a accès par un bac à câble à partir de l’île Sainte-Marguerite dans le parc des îles qui fait partie de la Sépaq. J’aime bien cet endroit car personne ne semble emprunter les sentiers et on peut s’y trouver seul même si on est en ville. D’énormes familles libanaises y sont pour pique-niquer dans l’aire centrale, ça sent le kébab magnifique mais dans les sentiers c’est tranquille on voit même des petits chardonnerets jaunes et des blés violets qui nous dépassent d’une personne.

En rentrant, j’ai fait des mini tartes avec le reste de la compote de pêches que j’avais fait la semaine dernière en utilisant des petits fonds de tarte préfabriqués et en ajoutant un peu de glace et des pistaches dessus pour un effet chaud-froid décadent et interdit.

14.8.08

Popsicle au wasabi


Mon appartement est infesté de coccinelles. Au printemps j’en ai retrouvé une dans ma soupe sur une feuille de coriandre et je crois que ses sœurs ont colonisé les lieux. Elles se tiennent près de mon hibiscus corail qui a presque dix ans et dont je fais sécher les fleurs pour les transformer en bisap. Les coccinelles ont tendance à jouer à la morte quand on s’approche trop. Elles se virent sur le dos, rentrent les pattes vers l’intérieur et restent immobile jusqu’à se qu’on croit en leur jeu. Hier G en a écrasé une sous son verre de vin alors qu’on l’observait feindre sa mort. Je me demande quel karma en résultera.

À part cela, c’était pas mal tranquillos, j’ai mal à la gorge depuis quelques jours, mais ça devrait aller, j’ai trouvé de vieux antibiotiques expirés depuis 2003 sous le lavabo de la toilette. J’ai donc eu le temps de faire des popsicles au wasabi selon une recette de Masaharu Morimoto qui le sert comme sorbet (ou entre-mets) à son restaurant. Il utilise du wasabi frais pratiquement introuvable ici. Au japon ils ont même des chips Lays au Wasabi. C’est leur ketchup Heinz.

Wasabi pops

3 tasses d’eau
Trois quart de tasse de sucre
2 c. à thé de wasabi en poudre
Le jus d’une lime
Porter l’eau et le sucre à ébullition et refroidir. À l’aide d’un fouet, incorporer le wasabi et le jus de lime, verser dans les moules et mettre au congélateur. C’est piquant donc ce n’est pas pour les enfants.
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12.8.08

Top 10 trucs pour maigrir



Vendredi dernier j’ai fait de la compote de pêches de l’Ontario avec Alexandra. On y a ajouté un peu de lavande car elle est allée visiter les champs de Bleu Lavande à Fitch Bay et m’a ramené un joli petit pot. La lavande a donné une odeur à notre compote alors que la vanille indienne lui a donné du goût. Chose étrange, la recette demandait 1kg de sucre. Cela nous a fait bien rire et on a coupé le sucre par dix. Ça m’a fait penser à colliger mes meilleurs trucs pour maigrir. De cette manière, je pourrai les appliquer à moi-même plus radicalement.

1.Partir le bal avec une cure de poireaux. Manger que des poireaux bouillis 2-3 minutes dans de l’eau ou dans un léger bouillon sans sodium pendant une journée entière. Le poireau est diurétique et permet l’élimination des toxines. Prévoyez de faire la cure un dimanche pluvieux où vous avez peu d’activités prévues. À deux aussi c’est plus drôle et on a plus de chance de réussir. Je l’ai fait avec G au printemps et à 22h on a craqué, on s’est fait un toast au beurre de pinottes.


2. Couper le sel. Chez-moi il n'y a plus de sel. Je ne possède plus de salière. C'est très difficile au début mais au fil du temps on s'en rends plus compte et il y a déjà assez de sel dans les aliments pré-fabriqués qu'on en a pas besoin de plus.

3. Boire du thé vert. Le matin je prépare un litre de thé vert en feuilles (active le métabolisme) avec 1 ml de Stevia liquide pour le sucrer un peu (édulcorant végétal provenant d'Amérique latine vendu dans les magasins de produits naturels) et je le bois froid au cours de la journée.

4. Remplacer le lait de vache par le soya. Dans mon esprit un verre de lait de soya Natura à la vanille est un dessert de semaine convenable. J'adore mon lait de soya. Il m’attend chez-moi dans mon frigo, bien au frais.

5. Manger des soupes. J'adore les soupes vietnamiennes mais elles sont trop salées, le sel est un élément plus lourd qu'on le croit dans la prise de poids. En coupant seulement le sel en une semaine on peut perdre 2 livres en changeant rien dans notre alimentation. Je fais donc des bouillons de légumes (oignons carottes, céleri) maison avec de l'anis étoilé, du gingembre frais, de la cannelle, du girofle (merci Caro!) pour une fausse soupe-viet que je prépare avec du steak à fondue chinoise (les feuilles de bœuf sont mince et peu caloriques).

6. Sécuriser son environnement. Il est important de faire le ménage de ses armoires et jeter tout ce qui est néfaste pour la santé pour se retrouver dans un environnement sécuritaire à 10h du soir quand les envies de whippets pognent. S'il n'y a pas de wippet dans l'armoire, on n'en mange pas. Impossible de se faire confiance en situation de perte de poids. Ma faiblesse le soir c'est les céréales Spécial K à la vanille ou granola Nature's Path, le problème c'est que j'en mange deux bols et je capote. Donc, le plus souvent possible : pas de céréales à la maison.

7. Bien manger le matin. Le matin je mange une pochette de gruau "poids santé" de Quaker, la faim est étanchée jusqu’au midi sans problème. Ou j’écrase une banane sur deux toasts de pain intégral.


8. Trouver des alternatives viables pour les aliments proscrits. Je tente tant bien que mal de remplacer les chips par du popcorn soufflé à l'air chaud (ça prends une machine spéciale, ils en vendent chez Maxi pour 19.99$), il n'y a pas de gras qui intervient dans la cuisson, donc presque pas de calories. Au début c'est vraiment difficile, ça ne goute pas grand chose, avec le jus d'un citron ou du Tabasco ça va. Comme toutes choses on s'y habitue.


9. Découvrir des collations faibles en gras que l’on adore. En ce moment je mange des cubes de melon d'eau : ça remplit vite car c'est plein d'H2O.

10. L’ingrédient magique. J'utilise beaucoup de sauce piquante (sambal ou sriracha) pour relever les choses qui ont peu de goût comme le popcorn...ou les plats de légumes.





7.8.08

Vinnie Zucchini

Mon frère, Nora, sa sœur et sa demi-sœur sont venus poser trois gros sacs de zucchinis de leur jardin à mon bureau ce midi. Un légume pauvre en calories : environ 15 calories par 100gr. C'est une bonne leçon de la part de mon frère j'imagine.

J’ai donc fait un repas complet avec les zucchinis en une heure seulement. G grimaçait. Crème sans crème de zucchini et basilic (le basilic frais donne toute la chlorophylle magnifique à cette préparation) , muffins salés aux zucchinis, salade de zucchinis et parmesan râpé (avec un peu d’huile d’olive). Enfin, zucchini c’est un anglicisme ou un italianisme il faut dire courgette en français.

4.8.08

Leave the gun, take the cannoli


Ce week-end j’ai assisté à deux matchs de la coupe Rogers pour faire plaisir à G. Une chance qu’il y avait un soleil de plomb j’ai pu me faire bronzer un peu. J’ai bu deux bouteilles d’eau Fiji à 4$ la bouteille, du vol. J’aurais dû amener un livre car j’ai trouvé cela un peu long. Une chance que j’avais un petit calepin au fond de mon sac où j’ai pu planifier mes repas pour la semaine. Je vais essayer d’y tenir. En rentrant du parc Jarry j’ai fait un détour chez Alati Caserta une pâtisserie italienne sur Dante dont m’avait parlé Alexandra. Ils font les meilleurs cannolis (dessert sicilien) en ville, m’a-t-elle dit. C’est absolument vrai et je me demande pourquoi je n’avais jamais remarqué cet endroit avant. Les cannolis sont frais, ils en font même en pièce montée et ils ont même eu un article dans le New York Times. C’est un endroit comme les pâtisseries de jadis avant que les chaines de boulangeries au design moderne apparaissent partout dans notre paysage.

C’est un endroit comme la défunte pâtisserie italienne sur la rue Beaubien près de l’église Saint-Jean Vianney où ma mère achetait son jambon cuit pour les sandwichs à la moutarde, les tartes aux cerises pour les dimanches quand ma grand-mère venait nous visiter, la caissière donnait toujours une amande recouverte de bonbon bleu pâle à mon frère. Le pain était sec et ce n’est qu’en voyageant en Toscane que j’ai compris que les italiens aiment leur pain sec.

Donc voilà, j’ai encore une fois mangé du dessert ce week-end.