29.5.08

Cipolline

Hérodote, le premier historien du monde raconte que les bâtisseurs de pyramides se régalaient d’oignons, de poireaux et de radis. Ils ont même décoré certaines pyramides de gravures de chats tenant des oignons dans leur pattes. Les anciens égyptiens croyaient que sa forme sphérique et ses cercles concentriques représentaient l’éternité.

Le cipolline est un petit oignon italien qui ressemble à une soucoupe. Il est maintenant largement cultivé aux États-Unis. Une fois caramélisé ou confits dans un poêlon ils sont merveilleux dans les sandwichs aux jeunes pousses. Mieux, sautés avec du beurre, un peu de sucre brun et de la cannelle, ils se transforment en une délicieuse compote pour les sandwichs.

26.5.08

Chez Delmo

Mon frère travaille chez Delmo depuis quelques mois. J’avais un ami architecte juif qui amenait sa mère chez Delmo tous les vendredi soirs car elle mangeait que du poisson. Aujourd’hui, j’y suis allée pour la première fois avec ma mère.

Delmo est une institution Montréalaise qui existe depuis une centaine d’années et qui a été récemment revampée par les fameux frères Holder. On aime dire qu’à une certaine époque le dernier étage de l’immeuble était un bordel réputé où les argentiers de la rue Saint-Jacques y fumaient cigares et buvaient de la Fine Napoléon. Le grand escalier trône toujours au centre de l’établissement aux airs de club privé anglais, le bar est magnifique et convivial, un vaisselier d’époque avec portes en verre ouvragé est encastré au mur. L’endroit est charmant. Il est rare de dîner dans un endroit rempli d’autant de mémoire.

Pour un lundi midi, j’étais étonnée d’y voir tant de monde, des jeunes cadres de la Banque de Montréal qui persillent leur conversation du mot « million », de jeunes femmes se racontant leur week-end en riant et deux-trois touristes qui ont osé s’éloigner de la rue Saint-Paul sans leurs crocs.

En entrée, une salade de pieuvre à la méditerranéenne présentait de tendres bouts de pieuvre grillée à vif mêlés à une ratatouille de légumes fondants et serties de disques de panisse. On rencontre que rarement la panisse dans les restaurants de Montréal et c’est bien dommage, c’est une purée de pois chiches frite qui est célèbre pour avoir donné le nom à un restaurant de Berkeley qui a donné naissance à la cuisine californienne.

Christophe Tumbarello, le chef du Delmo, sait étonner tout en déclinant les arômes avec précision. En plat, trois pétoncles dodus et moelleux cuits à l’unilatéral et parfumés à l’huile de vanille servis avec une mousseline de céleri-rave aérienne surmontée de chips de salsifis étaient excellents. On oublie si vite que la vanille naturelle se marie à merveille avec les crustacés : dans les villages côtiers du Mexique ils font sauter des crevettes avec des gousses de vanille. Une assiette de fromage est ensuite arrivée sur notre table comme un affront à un jour gris de début de semaine. Trois fromages (dont un bleu de Sainte-Sophie qui remportait la palme) accompagnés de pain à la noix grillé, chutney de figues relevé de cumin et adouci de pousses vertes très printanières et une légère mousse de pommes. En dessert, un entremets de coco et ananas.
Delmo s’occupe principalement de poissons mais sur la carte on trouve aussi des plats pour ceux qui préfèrent la viande rouge comme la bavette-frites. J’ai vu sur une table un fish and chips royal dont j’ai été un peu jalouse et qui en-soi devrait plaire à tout le monde. Aussi, dans la cuisine, j’ai vu un gâteau au chocolat encerclé d’une crème de safran orangée appelé la bête noire qui occupe ma pensée depuis que j’ai aperçu le pâtissier la préparer. Ce sera pour une autre fois.

Delmo, 211 rue Notre-Dame Est.

25.5.08

Je suis tombée amoureuse d'une courge

Mes frères sont partis à la pêche à l’Annonciation. Je suis donc allée chez ma mère pour un projet de l’envergure des grands barrages d’hydro : faire des pâtes fraîches pour la première fois. G m’a acheté une machine à pâtes une « lamineuse » il y a plus de 5 ans de cela et je l’ai utilisée pour la première fois vendredi. Entre les orages et la grêle j’ai appris ce qu’était une courge butternut et je lui doit tout mon respect depuis. Ça sent, la citrouille sa chair est orange fluo, mais je crois que pour farcir les raviolis « c’est meilleur que de la viande » dixit ma mère. Plusieurs écueils à part la pluie se sont présentés à nous : ma mère, fervente, avait passé la journée à faire des won tons, je n’avais jamais lu les instructions de la machine, au début, il a été vaguement question de faire nos raviolis directement dans la pâte à won ton pour déjouer tout le problème de faire de la pâte. Mais voilà que nous avons repris courage. Plus ma mère que moi.
J’avais deux recettes pour des raviolis. Pour la première, la garniture à la courge butternut, il faut enfourner 30 minutes la courge râpée avec un piment sec, des graines de coriandre broyés et de l’huile d’olive. Il faut prendre soin de conserver les graines de la courge pour la sauce, c’est un détail original et essentiel. La deuxième garniture, aux oignons, thym, patates, noix de pins et réduction de balsamique a été préparée dans le plat en forme de cœur dans lequel ma mère nous fait nos gâteaux de fête tous les ans. Je dois dire que j’avais goûté à Paris avec une amie il y a quelques années de cela des raviolis à la courge et j’avais été renversée. Rebelote vendredi soir. Il faut essayer cette recette, je l’ai pris dans un livre de Jamie Oliver, qui, on peut dire ce que l’on veut, est un homme parfait. La sauce qui accompagne les raviolis à la courge est simple : mettre au four 20 minutes un bloc de fromage de chèvre avec de l’huile d’olive, les graines de courge et de l’origan et émiettez le tout sur les pâtes. Il faut l’essayer.
Nous avons même fait deux recettes de pâte, la deuxième boule a été entièrement abaissée à la main par ma mère comme si nous étions dans une ruelle endormie de Sienne, en réalité, nous étions à la lisière de Saint-Léonard, mais les lilas empourprés étaient en fleurs. Le laminoir est un outil utile à apprivoiser. À la fin de la soirée, nous avons soudainement réalisé que ses deux autres ouvertures produisaient des linguines et des spaghettis! J’ai accroché des linguines à côté du jambon dans la chambre froide pour les sécher. Mes frères vont être impressionnés quand ils vont voir ça.

21.5.08

Steelhead

Ce matin Marc m’a fait une surprise : nous ne sommes pas allés courir, nous avons joué au tennis. Mieux, il avait amené un bout de truite Steelhead qu’il a fumé lui-même ce week-end. Je viens de la manger sur une salade de tomates cerises jaunes avec des brins d’estragon français et de l’huile d’olive. C’était délicat, boisé et la couleur de la truite brillait d’un rouge éclatant. C’est une longue histoire mais il m’a aussi acheté au marché Atwater trois petits plants à faire pousser dans ma fenêtre : un piments thaïlandais, un estragon et une plante de cari qui produira des fleurs jaunes.

19.5.08

Rose de saignée

Vendredi j’ai été très émue de voir toutes les nouvelles bouteilles de rosé fraîchement arrivées à la SAQ de Saint-Jovite. L’été, je ne peux m’empêcher de boire du vin rose. En plus il était en solde pour le long week-end : 10$ de rabais pour chaque tranche de six bouteilles! Avec six bouteilles de vin rosé on peut apprécier les variations et la gamme des teintes de ce vin trop souvent ignoré. Le Roseline, un vin provençal, était le plus pâle de mon six pack, il avait des arômes de fruits à chair blanche et la couleur d’une jeune pêche, le portugais Quinta de Espigna, presque rouge sang se déguste comme une friandise, la robe carmine du Croix Saint-Martin, un bordeaux rosé cachait une pointe d’agrume.
J’ai donc passé le week-end au Lac Supérieur que j’aime beaucoup. Le dépanneur annonce « dernière station service » avant le Parc du Mont-Tremblant secteur La diable. Le dépanneur du Lac Supérieur constitue à lui même le village : deux pompes à essence, un comptoir de postes canada, une agence SAQ. En plus ils vendent des raviolis de canard d’un élevage local, des confitures maison, du lait de soya. Le lac est aussi doté d’une église en forme de triangle, l’église St-Pie, d’un modernisme art déco1970. Aussi, sur le bord du lac, il y a une statue de Jésus en plâtre, les bras au ciel qui donne beaucoup d’ambiance kitsch à l’endroit. J’ai donc profité du BBQ du chalet en cèdre, sur la terrasse, les conifères se reflétaient dans mon verre de vin. Saumon mariné aux poivrons rouges, steak sauce chipotle pour G. Hot-dog allemands maison à la relish de concombres. J’ai même fait griller des petits abricots qui ont caramélisé et laissé couler leur jus sucré dans nos assiettes. Salade de tétons de vénus petites tomates roses sucrées de chez Maryvon à L’Ascension, thym frais et huile d’olives.
Nous avons fait deux excursions dans le Parc, le samedi nous avons marché trois sentiers du secteur de la Diable dont celui de la Roche, 5 km en montagne avec en finale une vue magnifique sur une dizaine de lacs. Le dimanche nous avons roulé jusqu’à Saint-Donat par une étrange route déserte aux allures post apocalyptiques à travers des territoires de chasse et de trappe. Nous sommes rentrés dans le parc secteur Pimbina (petit arbrisseau à fruits rappelant la canneberge) pour dîner face à la chute aux rats. Nous avons mangé une pointe dodue de fromage l’Artisan arrosés par la bruine de la cascade. C’était parfait.

J'ai mis quelques photos sur Flickr. Cliquez ici.

15.5.08

Chermoula

Oui, j’ai succombé, mon mortier est de la marque Jamie Oliver. Je rêve de sa planche à fromages depuis l’an passé. Je l'avais vue en vente dans une librairie et je n’avais pas osé l’acheter. Aujourd’hui j’ai fait une chermoula, un genre de pesto marocain qui est utilisé comme marinade pour la viande grillée. Il faut écraser dans un mortier des graines de cumin rôties, une gousse d’ail, le jus et le zeste d’un citron, de l’huile d’olive, de la coriandre fraiche et un petit piment fort. J’ai versé le chermoula sur des légumes grillés. J’ai hâte au long week-end!

14.5.08

Aubergines japonaises


Le nanami togarashi ou 7 épices est une poudre de chili japonaise qui donne automatiquement des saveurs de Tokyo à un plat. Il contient du chili, de la pelure d’orange concassée, du sésame noir, du sésame blanc, du poivre japonais , du gingembre et du nori en poudre.

J’ai donc fait dégorger trois petites aubergines chinoises qui ont la couleur d’un lilas pâle avant la cuisson. Ensuite, je les ai tranchées en biseau et égouttées puis séchées. Je les ai fait revenir 10 minutes dans un peu d’huile et j’ai ajouté un mélange de sauce mirin, sauce soya, nanami togarashi et gingembre frais râpé en fin de cuisson.

C’était étonnant, fort bon et le goût était très authentique.

13.5.08

Arancia rossa di Sicilia

J’ai trouvé des oranges sanguines siciliennes chez IGA. J’ai été étonnée d’apprendre que c’est une appellation d’origine contrôlée. Les oranges sont reconnues par leur chair et écorce empourprées et c’est pourquoi elles portent le nom de sanguinello. J’y ai ajouté un bulbe de fenouil bio et ses tiges.

12.5.08

Elle a reçu une tondeuse à gazon

Pour la fête des mères, nous avons élu domicile chez Las Palmas, une pupuseria salvadorienne sur Jarry. Un restaurant étroit avec une énorme machine à gommes roses à l’entrée et une fresque colorée tissée à la main dans le style «tapis shag» d’une scène de marché où les femmes préparent les pupusas sur un feu de bois. La pupusas est une spécialité salvadorienne. C’est une délicieuse petite crêpe de farine de maïs fourrée de fromage et de poulet effiloché servi avec des condiments tels du chou mariné et une sauce tomatée. Je dois dire que nous étions affamés et que nous avons commandé un bon nombre de plats. J’ai particulièrement aimé la guacamole car l’avocat n’était pas écrasé mais coupé en cubes microscopiques, ce qui lui donnait une texture inattendue. Le jus de tamarin que j’aime toujours arrive sur la table dans un pichet avec une cuillère en bois pour le mélanger. Le plantain con crema présentait trois longs morceaux de plantain poêlés jusqu’à ce que le sucre en sorte servis avec des haricots rouges pillés et un lac de crème. Le yuca frit était également populaire servi avec des morceaux de chicharron, bacon pané. On se passait les assiettes et tout le monde goûtait à tout. Le riz aux fruits de mer était safrané et ressemblait à une paella, les crevettes étaient grillées dans leurs coquilles avec leurs antennes. Les caracol gratinado (escargots gratinés) cachés sous une épaisse couche de fromage étaient servis avec une simple toast de pain roma. Nous avons demandé un peu de sauce piquante et le chef est venu lui-même nous porter un petit pot de piment maison spécial que nous aurions certainement subtilisé si ma mère n’avait pas été là.
En dessert, il y avait des flans et des empanadas de frijols : bananes noircies farcies d’haricots écrasés et enrobées de sucre. Le pastel de tre leche n’était plus disponible au désarroi de plusieurs. Mathieu aurait souhaité prendre les œufs au chorizo comme dessert mais nous avons décidé de rester polis.

Ma mère semblait sincèrement heureuse de sa tondeuse. Marc a mangé les restants des assiettes de G, de Nora et mon dernier bout de cemita de pina (galette à la confiture d’ananas) et nous sommes rentrés chez nous à pied.

Restaurant Las Palmas 672 Jarry Est Montréal

11.5.08

Gâteau au chocolat blanc et thé matcha

La première fois que j’ai goûté à cette poudre de thé vert c’était sous la forme d’une crème glacée au Havre aux glaces du Marché Jean-Talon. Sa couleur jungle est ce qui m’avait attirée, son goût est très neutre mais semble donner un regain d’énergie. Le thé matcha est composé de jeunes feuilles de thé vert cultivé dans la région de Kyoto à l’ombre et moulues sur une pierre selon une méthode traditionnelle. La poudre est parfois utilisée pour colorer les nouilles soba.

Il y a quelques semaine à PBS je suis tombée sur un documentaire sur un pâtissier japonais Sadaharu Aoki qui vit à Paris et confectionne des gâteaux opéra et des éclairs au matcha d’une beauté qui dépasse l’entendement. La prochaine fois que je suis à Paris, je me précipite chez lui. Il a également deux comptoirs à Tokyo.

En attendant, j’ai préparé un gâteau marbré au chocolat blanc et au matcha inspiré par Béa, de la Tartine gourmande.

J'ai trouvé du matcha bio chez Tau un magasin d’aliments naturels. C’était assez cher, il est certainement préférable d’en trouver dans une épicerie japonaise. Je fréquente jamais les magasins d’aliments naturels j’en ai donc profité pour me procurer une foule de trucs que je n’avais jamais gouté avant. Du pollen d’abeilles, du agar-agar et des graines de chia. Quelqu'un peut me dire quoi faire de tous ces étranges aliments ? J'ai aussi acheté un riz mongole délicieux cuisiné sur place avec de la fleur d’ail, de la cannelle et des pistaches.

Sinon, hier soir je suis allée voir My Blueberry Nights le premier film américain de Wong Kar Wai dans lequel Norah Jones mange de la tarte aux bleuets dans un café tenu par Jude Law. Nathalie Portman dans le rôle d’une joueuse compulsive est magnifique. Le film est tout en teintes d’indigo, de violet et de marine.

Quatre quarts au thé matcha et au chocolat blanc

1 tasse de sucre
1 tasse de beurre fondu
1tasse de sucre
3 œufs
1 pincée de sel
100 g de chocolat blanc fondu
1 c. à table de thé matcha
1 c. à thé de poudre à pâte

Mélanger le sucre et les œufs au fouet. Tamiser la farine et la poudre à pâte et incorporer au mélange d’œuf, ajouter le beurre fondu et le sel. Séparer le mélange dans deux bols. Dans le premier incorporer le thé matcha, dans l’autre le chocolat blanc fondu. Beurrer un moule à gâteau et y verser la moitié du mélange blanc, ensuite, verser le mélange vert et le reste du mélange blanc sur le dessus. Passez au four préchauffé à 350° F pendant 50 minutes.

10.5.08

Promenade dans Griffintown

Cluny est une cafétéria pour les ouvriers à la mode de la citée multimédia. C’est un endroit que j’aime bien visiter au printemps avec Alexandra qui est photographe et sait apprécier un endroit lumineux à sa juste valeur. Louka, son fils, est un fin gourmand et a conquis tous les convives des tables voisines. Les dames tombent sous son charme unes à unes. Installé dans l’ancienne fonderie Darling, le Cluny Artbar est adjacent à une salle d’exposition, les tables ont été construites à partir de vieilles allées de bowling, les chaises sont celles des fondeurs qui occupaient les lieux, les fenêtres sont énormes, les plafonds font plus de 20 pieds et on a envie d’y rester tout l’après-midi tant le serveur est gentil et adore Louka. Nous avons mangé d’énormes salades de légumes grillés piqués de boconccini salés. L’aubergine était particulièrement savoureuse marinée avec quelques tomates séchées. Mais je crois que l’attrait principal est les desserts. Leurs petits pots de chocolat sont riches et noirs, les crèmes caramel douces et vanillées. Il y avait aussi des gâteaux reine Élisabeth et de grosses pointes bombées de gâteau au chocolat qui sont disparues si vite que l’on n’a pas pu les goûter. Les cafés sont servis avec de petits amarettis croustillants. C’était assez de sucreries pour provoquer un coma diabétique.

Ensuite, nous avons marché un peu dans Griffintown. Louka a visité son premier squat sous les ponts du CN. Alexandra a photographié la chocolaterie Lowneys, la cache du musée des Beaux-arts, les dernières écuries urbaines de l’Amérique du Nord, les cours à scrap jonchées de déchets informatiques et le petit bungalow de la rue Ann avec clôture blanche et gazon synthétique comme parachuté d’un autre monde au centre de tous ces bâtiments industriels.
Cluny ArtBar
257 Prince,Montréal, Québec, H3C-2N4.
Ouvert en semaine seulement matin et midi

8.5.08

Salade de concombres wasabi

Ce matin, en courant dans le port, j’ai vu deux énormes oies sauvages devant le quai des éclusiers, elles buvaient dans une flaque d’eau. Elles semblaient avoir faim et être désorientées.

J’ai un peu de mal à ne pas manger de sucre ces temps-ci. C’est un revirement catégorique et improbable car je n’ai jamais aimé les gâteaux. Je me vois déjà préparer de la crème glacée su thé vert ce week-end. Entre-temps, j’ai mangé une salade de concombres marinés au wasabi. Le wasabi est la pâte verte piquante habituellement servie avec les sushis. C’est un raifort japonais qui provient d’un légume racine qui pousse partout au pays du soleil levant. Ici, on le retrouve en tube dans le coin oriental de la plupart des épiceries. Pour la salade il suffit de mélanger ½ c. à thé de wasabi avec 1 c. à thé de sauce soya, du vinaigre de riz et un peu de sucre. Verser sur un concombre anglais finement tranché. J’ai ajouté ½ piment rouge pour m’assommer.

7.5.08

Un fumoir pour la fête des mères ?

J’ai couru tous les Canadian Tire de Verdun et de LaSalle pour trouver un fumoir à poisson pour faire du saumon ce week-end et ils étaient en rupture de stock partout. Découragée, je viens d’engloutir une gaufre liégoise qui contient 350 calories. Sinon, j’ai préparé pour deux, une omelette tamago. C’est une omelette japonaise faite de 4 œufs, un peu de sucre, de la sauce soya et du vinaigre de vin rouge. Tranchée, elle accompagne les sushis. Au japon, on la mange même comme dessert. Ici, je l’ai accompagnée d’un «spaghetti» de concombres marinés dans de la sauce mirin. Les longs spaghettis sont coupés à l’aide d’un tranchoir KIWI.

6.5.08

Salade de racines de persil, salicornes et radis Cincinnati

Au marché Atwater ce week-end j’ai acheté ce que je croyais être des carottes rouges. Mais en les tranchant je me suis rendue compte que la chair était blanche et que ce n’était pas des carottes du tout mais de longs radis pas très piquants. On me dit que ce sont des radis Cincinnati et que le cultivar est d’origine italienne. Je les ai tranchés sur la longueur en fins bâtonnets pour en faire une salade. J’ai essayé en même temps des racines de persil pour la première fois. Ça ressemble à des gros panais plus larges que long. Le goût est celui du céleri rave mais plus citronné, peut-être même meilleur. J’ai râpé les racines de persil, j’ai ajouté des salicornes et des champignons shitake coupés en tranches pour révéler leur intérieur ventre-de-biche et j’ai mélangé le tout avec un peu d’huile d’olive (nul besoin de sel à cause des salicornes) pour une salade digne des nouveautés du printemps.

5.5.08

Retour aux choses sérieuses


Salade de cantaloup & avocat
Recette adaptée de Jean-Georges Vongerichten

1 petit cantaloup
1 orange
1 avocat
1 boconccini
1 citron
4 c. à soupe de lait de coco
1 piment thaï
2 brins de menthe déchirés

Salade
À l’aide d’une cuillère parisienne, détachez délicatement la chair du melon et de l’avocat en petites boules. Arroser de jus de citron. Éplucher l’orange et en prélever les suprêmes. Couper le boconccini en petits morceaux et en conserver le jus. Mélanger l’orange, l’avocat, le melon et les morceaux de boconccini dans un bol.

Sauce
Découper le piment en mini morceaux tout en prenant soin de retirer les graines. Mélanger le jus de l’orange, les confettis de piment, la menthe et le lait de coco.

Verser la sauce sur la salade.

4.5.08

Cinco de mayo

La forêt inondée sur l’île Bizard était couverte de trilliums blancs en fleur et le marais grouillait de tortues peintes. Nous avons même vu un castor qui malheureusement a été vasectomisé par les fonctionnaires de la ville car sa progéniture abattait plus de 200 arbres par année.

Après deux heures de marche dans la forêt nous avons préparé une spécialité de San Miguel de Allende au Mexique, le poulet adobo en parchemin avec frites de plantain et jarritos à la lime verts fluo.

Recette poulet en parchemin
Cuire du poulet à la vapeur pendant 2h dans du papier parchemin en le recouvrant au préalable d’une sauce adobo, un genre de pesto fait à partir de piments séchés (8 piments arbre, 8 piments guajillo), 10 gousses d’ail, graines de cumin, origan séché, cannelle, anise étoilé, clous de girofle et vinaigre de cidre. Attacher en petits paquets avec de ficelle de coton et déposer dans des paniers pour cuisson à la vapeur.

3.5.08

Six churro

Je ne connais rien à l’Amérique latine. Je suis allée quelques fois au Mexique mais dans des stations balnéaires. Cet après-midi j’ai visité le marché Sabor Latino-Andes et j’ai été envoutée : gelée de goyave, grains de maïs frits, jus de tamarin, hosties au dulce de leche (obleitas y dulche de leche), énormes carrés de chocolat pour le mole, pêches séchées avec leur noyau, piments guajillo, piments arbol (arbre) et piments pasilla (noirs comme le poêle). J’ai acheté une épice qui m’est inconnue: l’ongle de chat, « una de gato ». Quelqu'un peut m’expliquer ce qu’on peut en faire ?

Au coin pâtisserie je me suis procurée 6 churro fourrés au caramel. Mes souvenirs culinaires du Mexique se résument à la première fois où j’ai mangé de la papaye, les chips au jalapeno et le fameux marchand de churro sur le coin d’une rue. Les longs beignes en forme d’étoile étaient frits devant nous, saupoudrés de sucre, de cannelle et mangés chauds.

Les gens qui habitent la petite patrie sont chanceux d’avoir le marché Sabor Latino à leur porte, même l’emballeur dansait aux sons de la musique latine. G qui est allergique aux piments me menace souvent d’aller vivre au Mexique. Pour la première fois je me suis dit que ce ne serait peut-être pas si mal.

J'ai mis des photos des hosties sur Flickr. Cliquez ici.

Marché Sabor Latino- Andes au 436 Bélanger Est, Montréal.

1.5.08

20 km de vélo, 1 partie de tennis et un Inca Kola


J'ai joué au tennis sur asphalte avec Marc au parc Sainte-Bernadette. Une chance qu’il n’y avait pas un chat car j’envoyais les balles partout, et comme chaque première partie de la saison, on jouait sur deux terrains au lieu d’un. Mais c’était bien amusant. Après ½ heure de jeu, Mathieu est arrivé, une canette de bière à la main. Le soleil se couchait en une grosse boule tropicale sur l’horizon dessiné de coupoles Expressvue et nous avons décidé d’aller manger chez Steve Anna sur Bélanger, une épicerie haïtienne qui fait aussi office de restaurant, d’église et de coiffeur. Nous avons mangé dans des plats en polystyrène devant un poster où figuraient les différents chefs-d’état haïtiens, la télé allumée au match de hockey. Nous avons partagé un bœuf aux légumes piquants et un riz imbibé de bouillon jaune, presque rouge très savoureux mélangé à des haricots. Et un Inca kola, le Coke doré de l'Amérique latine fabriqué avec de la verveine. Je suis rentrée chez moi en vélo dans la noirceur un peu froide. Marc, lui, voyage ces 20 km presque tous les jours pour faire du sport avec moi.

Sinon, ce midi j’ai été plus sage et j’ai mangé une salade délicieuse.

Salade de chou nappa

1 petit chou nappa émincé
1 petit céleri boule râpé
1 pomme coupée en petits bâtons
6 champignons de Paris coupés de fines lamelles


Sauce
(Fouetter ensemble)
Le jus d’un citron
1 c à thé de moutarde de Dijon
1 petit yaourt nature
1 c. à thé d’huile de sésame
Graines de sésame grillées
Sel et poivre

Beta vulgaris


Chips de betteraves pour la game? Je savais que j’allais en faire sourciller plus d’un hier soir en servant des chips de betteraves au lieu des Ruffles crème sure et oignons. La betterave est un légume souvent ignoré. Mais je viens de trouver une façon de la transformer en quelque chose de nouveau. J’ai acheté cette fin de semaine par pur enthousiasme 10 livres de betteraves pour 2.49$, assez pour nourrir une famille du Caucase pendant une semaine. J’ai les mains violettes depuis et j’en retrouve de petites éclaboussures un peu partout sur mes vêtements. Avec les nouvelles variétés de betteraves multicolores sur le marché cette recette est très amusante.

Recette de chips de betteraves

Peler les betteraves et les trancher en fines lamelles avec une mandoline. Blanchir à l’Eau bouillante pendant 1 minute. Égouter et essuyer le surplus d’eau sur les betteraves. Enfourner pendant 1h à 200 degrés.

Magnifique pour garnir un potage ou mettre du croquant dans une salade sans ajouter trop de calories.